( AFP / LUDOVIC MARIN )
L'activité du secteur privé en France stagne au mois de février, selon le baromètre PMI Flash HCOB publié vendredi, en raison particulièrement de la "faiblesse de la demande", surtout en provenance de l'étranger.
L’indice composite la mesurant s'est redressé à 49,9 en février contre 49,1 en janvier, un plus haut en deux mois. Un indice inférieur à 50 marque une contraction de l'activité, et une expansion s'il est supérieur.
L’indice de l’activité de services s’est redressé à 49,6 ce mois-ci (48,4 en janvier), un plus haut de 2 mois. Celui de la production manufacturière, qui ne prend en compte que l'évolution de la production, s’est replié à 51,6 (52,1 en janvier), un plus bas de 2 mois.
Enfin, celui de l’industrie manufacturière, qui prend en compte différents paramètres (commandes, emploi, stocks...) s'est replié à 49,9 en février contre 51,2 en janvier, un plus bas de 3 mois.
"Il manque toujours au secteur privé français l’élan nécessaire à une reprise durable de la croissance", observent les auteurs de la note.
Le volume des nouvelles affaires obtenues par les entreprises françaises a reculé pour un troisième mois consécutif et à son rythme le plus soutenu depuis juillet dernier.
La faiblesse des carnets de commandes reflète notamment un fort repli de la demande en provenance de l'étranger.
Cependant, l'enquête montre que l'optimisme des entreprises sur une croissance de leur activité dans les douze prochains mois est nettement supérieur à celui enregistré, en moyenne, sur l’ensemble de l'année 2025.
L'indice d'activité, calculé à partir des réponses d'un panel de 750 entreprises, n'a dépassé le seuil de croissance qu'une seule fois au cours des dix-huit derniers mois.
Les patrons du secteur des services évoquent la frilosité de leurs clients, par des conditions météorologiques défavorables et par la faiblesse du secteur de la construction.
Dans le secteur manufacturier, la chute de la demande étrangère est expliquée notamment par de fortes pressions concurrentielles.
Après avoir progressé en décembre et janvier, l'emploi a stagné en février.
Pour Jonas Feldhusen, économiste à la Hamburg Commercial Bank, "l'économie française peine à retrouver le chemin de la croissance" mais remarque "qu'en termes de politique intérieure, l'accord trouvé sur le budget 2026 constitue un facteur d’apaisement".
"Mais la succession du Président Macron commence déjà à susciter des tensions", analyse-t-il, estimant "qu'en témoigne notamment la rumeur d’un possible départ anticipé de Christine Lagarde (présidente de la BCE) qui permettrait à Emmanuel Macron de prendre part au choix de son successeur".
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